PSYCHOLOGIES Quand l'enfant ne paraît pas
Un couple attend un enfant - qui ne vient pas. Las de subir des examens non concluants, ces « parents » décident de s'adresser au bébé tant espéré pour lui donner envie de venir à la vie. De leur désir naît ce documentaire en forme de journal intime, témoin de leurs états d'âme et fenêtre sur le monde qui se tient prêt à accueillir l'enfant.
Touchant et souvent drôle, le film - qui sera diffusé en salles et parfois accompagné d'un débat - traque la vie et la création là où on ne les attendait pas.
Une promesse de bonheur pour tous les couples confrontés à la stérilité.
PSYCHOLOGIES/Violaine Gelly
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LE NOUVEL OBSERVATEUR Faute de voir arriver l'enfant désiré, un couple imagine méthodiquement ce que serait sa vie enrichie de ce bambin.
Sur cette idée bizarre, mais à tous points de vue féconde, les auteurs du film parlent très joliment de leur enfance, de l'amour et de leurs divers apprentissages, attisant et modérant leur désir d'être parents. Une excellente base pour les débats qui suivront chaque soir la projection…
LE NOUVEL OBSERVATEUR/Alain Rioux
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LA VIE Camera intime,
Ils se prénomment Emmanuelle et Éric. Elle est maquilleuse, lui, metteur en scène. Leur histoire, disent-ils, est celle « d'un couple qui s'aimait très fort», mais vivait dans l'absence d'un enfant. Pour raconter ce désir, ils ont pris une caméra et tourné un film. Un peu, expliquent-ils, « comme on écrirait une lettre au Père Noël », avec ce rêve un peu fou que « ces mots et ces images donneraient envie au bébé de venir à la vie ». En Vie sortira donc le 5 mai sur les écrans. Expérience singulière, mais pas unique. Car il faudrait aussi citer Alain Cavalier filmant sa Rencontre amoureuse, Agnès Varda braquant sa caméra sur son corps marqué par le temps (les Glaneurs et la Glaneuse), Nanni Moretti se racontant sur son scooter Journal intime). Ou, plus récemment, Mariana Otero faisant la lumière sur la mort clandestine de sa mère (Histoire d'un secret). Rarement le cinéma n'aura été aussi foisonnant de films, sinon écrits à la première personne, du moins livrant une part d'intimité. Synonyme de légèreté, d'autonomie et de moindre coût, la vidéo contribue à cette floraison d'autoportraits. Rien à voir toutefois avec la téléréalité. Là où l'une fabrique, truque et exhibe, ce cinéma du moi oeuvre dans la sincérité et la pudeur. « Ce qu'on dévoile de nous, c'est un infime pourcentage de notre histoire », disait Alain Cavalier dans la Rencontre. «J'ai filmé avec autant de plaisir les racines de mes cheveux que les nervures d'un tronc d'olivier», estimait, de son côté, Agnès Varda. «le n'ai jamais eu le sentiment d'être impudique», renchérit Mariana Otero. Au contraire, en levant le tabou sur la disparition de sa mère, décédée suite à un avortement clandestin, la cinéaste souhaitait, au-delà de ce drame singulier, toucher à l'universel: «La mécanique du secret de famille mais aussi l'intimité que l'on partage avec nos morts parlent à tout un chacun. » Ainsi, en murmurant «je », les cinéastes disent « nous ». jeu de miroir, mais aussi jeu salvateur. «Libérateur», avouent Éric et Emmanuelle. Le couple a engagé son film «pour dépasser la douleur et la frustration ». Au terme du documentaire, le bébé ne s'est pas montré. Mais une autre vision de la vie est née. « Cette expérience m'a remplie, confie Emmanuelle, alors que l'absence d'enfant me rendait triste et me vidait. Grâce à ce film, nous avons accepté l'idée de peut-être ne pas avoir de bébé. Au fil du tournage, j'ai beaucoup changé. Ma voix n'est plus la même. Au début, elle était nouée parla douleur. Maintenant, je m'aime comme je suis. Le cinéma n'a pas remplacé une thérapie, mais il a aidé à la démarrer et l'a accélérée ». Un happy end en chasse un autre.
LA VIE/Frédéric Théobald
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ALTERNATIVE SANTE Sur grand écran
Un couple, Eric Bu et Emmanuelle Verani ont réalisé un long-métrage intitulé En vie pour parler de l'enfant qui ne vient pas.
Nous sommes invités dans l'intimité d'un couple plein d'humanité et de tendresse.
Aucun voyeurisme, juste un cheminement réussi vers des réponses personnelles à l'infertilité.
Un film documentaire qui sera apprécié par les acteurs de la procréation médicalement assistée, futurs parents et professionnels de santé.
Un bon support pour organiser des débats.
ALTERNATIVE SANTE/Martine Laganier
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COMME AU CINEMA EN VIE est un bel exemple de ce que Laurent Roth, ancien directeur artistique du festival du documentaire de Marseille appelait " fiction du réel ", autrement dit une vrai-faux documentaire sur un vrai-faux sujet, avec un vrai-faux scénario. C’est derrière cette ambiguïté multiple que se cache la beauté de ce film.
Car ce film, ou plutôt cette expérience filmique ne ressemble à aucune autre : sa construction, sa narration, son sens de l’humour et en même temps son imprégnation de la vie réelle du couple en font en quelque sorte un poème filmé.
C’est beau, c’est drôle, c’est poétique mais surtout c’est extrêmement touchant. Il est rare d’assister ainsi aux interrogations et aux craintes d’un couple qui ne parvient pas à enfanter. C’en est presque gênant, car on a l’impression de violer leur intimité. Et s’il s’agit d’un film incroyablement nombriliste, EN VIE a un véritable sens universel. Il n’est donc pas réservé (loin de là) aux seuls amis des réalisateurs !!! Un film fragile, un film qu’on a envie de défendre à tout prix.
COMME AU CINEMA/Pablo Chimienti
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BRAZIL Ils filmèrent heureux en pensant à leur futur enfant.
Emmanuelle Verani et Eric Bu ont réalisé à quatre mains ce documentaire dédié au bébé qu'ils ne parviennent pas à avoir. Histoire de lui donner envie de pointer le bout de son nez. Scènes de leur existence quotidienne, petits moments magiques de ce qui les entoure, rencontres avec des amis... Le petit saura à quoi s'attendre lorsqu'il viendra au monde. En vie est une entreprise de séduction qui emporte tout en douceur, sans brusquer. Il s'agit d'apprivoiser, pas d’agresser. Un petit effort pour comprendre la démarche des cinéastes se révèle nécessaire dans les premières minutes de la projection avant que, progressivement, on prenne fait et cause pour ce futur trio dont une pièce maîtresse se fait cruellement attendre. Ce qui aurait pu être une démarche embarrassante par son impudeur séduit par surprise en faisant comprendre la douleur tantôt aiguë, tantôt diffuse d'un couple en mal d'enfant. Les auteurs ne tombent dans aucun des panneaux inhérents à ce type de documentaires autobiographiques.
Ils évoquent librement des sujets aussi délicats que leurs rapports aux gamins des autres, leur relation avec les médecins ou avec des proches qui ont le même problème qu'eux. Leur description de la souffrance, merveilleusement illustrée par l'arrivée d'un paquet de la Poste supposé contenir leur progéniture, trouve un équilibre surprenant entre pudeur et exhibitionnisme. À la fois pédagogique et empathique, En vie fait passer par toutes sortes d'émotions avec une esthétique discrète et une exquise légèreté de ton en forme de politesse du désespoir. Ce journal intime construit autour d'un vide douloureux rend sensible un mal être dont les réalisateurs mettent en évidence l'universalité. Personnel sans être nombriliste, En vie donne à réfléchir mais ne se prend jamais au sérieux. Le film fait espérer que la cigogne viendra très vite chez Emmanuelle et Eric : leur bambin si désiré ne saurait tomber dans un meilleur foyer. Il sera fier de ses parents lorsqu'il verra En vie, déclaration d'amour fou à quelqu'un qui n'existe pas encore.

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Conseillé à ceux qui aiment la vie et aux autres
BRAZIL/CAROLINE Vié
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